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Lundi 1er février 2016 de 18h30 à 20h00

Maison de l’étudiant

Passage Jacqueline de Romilly, La Rochelle

Conférence : « Une définition de la chanson »

Amoureux de la chanson française, Stéphane Hirschi est professeur à l’Université de Valenciennes et directeur de la collection Cantologie, aux éditions Belles Lettres. Invité dans le cadre du projet de recherche, d’expérimentation et d’éducation artistique et culturelle intitulé « Une chanson sous influence », il se propose ici de décortiquer ce que l’on entend par chanson. Entrée libre et gratuite.

Qu’est-ce qu’une chanson ?

Stéphane Hirschi est l’inventeur de la notion de « cantologie », l’étude de la chanson dans sa globalité. Son ouvrage, Chanson : l’art de fixer l’air du temps – de Béranger à Mano Solo (Paris, Les Belles Lettres/ PUV, juin 2008), fait justement le point sur le genre chanson, sa définition, son histoire, ses figures emblématiques et ses perspectives. Invité à l’Université de La Rochelle, il répond à ces questions toujours éludées : qu’est-ce qu’une chanson, cet objet que le monde entier identifie à la culture francophone ? Quels rapports entre chant, chanson, opéra, rap, rock ou tant d’autres étiquettes soigneusement affichées pour les besoins du marketing ? Comment s’est constitué le patrimoine de la chanson française, des traditions orales jusqu’aux enregistrements numériques, quels sont ses moments clés, ses créateurs décisifs, connus ou moins connus ? Quel panorama peut-on brosser des chanteurs actuels et de ce qu’ils expriment ?

La notion de « cantologie »

Dans le journal La Voix du Nord du 20 juillet 2008, Stéphane Hirschi s’adonne à une définition de la « cantologie » : « C’est l’étude de la chanson dans sa globalité. La chanson a une définition intuitive. C’est « l’art de fixer l’air du temps ». Un air fixé pas des paroles, faciles à fredonner. Un air qui s’inscrit dans notre mémoire, nous rappelle un moment de notre vie. La chanson est un compte à rebours. Elle a commencé, qu’elle est déjà en train de finir. L’exemple le plus frappant, c’est Ne me quitte pas (de Jacques Brel). Tout est dit en quatre mots. Le reste de la chanson n’est que dilatation, qui prend la forme d’une agonie. Le temps bref de la chanson est un pied de nez à l’angoisse de la mort. Le refrain permet de retransmettre cette étincelle de vie. Et les applaudissements du public prolongent la vie. On a la chance que le mot « air » ait deux sens : quand on est à bout de souffle, il n’y a plus rien à dire. »

« Une chanson sous influence », projet initié par les Francofolies et La Sirène

Cette conférence est accueillie dans le cadre d’un projet de recherche, d’expérimentation et d’éducation artistique et culturelle intitulé « Une chanson sous influence » initié par La Sirène et les Francofolies avec la complicité des auteurs-compositeurs interprétes Laurent Lamarca et Le Prince Miiaou en collaboration avec l’Atelier Canopé de La Rochelle et la Sacem.

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publié le lundi 1er février 2016

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