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Frégate du Pacifique : des mois de vol au-dessus des océans, sans se poser

Les frégates du Pacifique sont des oiseaux marins difficilement observables. Une étude de leur stratégie de vol vient de révéler qu’elles peuvent rester dans les airs durant plus de deux mois lors de leurs migrations.

Les résultats de cette étude pilotée par Henri Weimerskirch du Centre d’études biologiques de Chizé (Université de La Rochelle/CNRS) en partenariat avec des collègues basés à La Réunion, au Royaume-Uni, au Canada et en Allemagne, ont été publiés le 1er juillet 2016 dans la revue internationale Science.

Une jeune frégate du Pacifique est relâchée après avoir été équipée d'une minuscule balise Argos © A. Prudor / CEBC
Une jeune frégate du Pacifique est relâchée après avoir été équipée d’une minuscule balise Argos
© A. Prudor / CEBC

La frégate du pacifique

La frégate du Pacifique (Fregata minor) est un oiseau marin énigmatique car dur à observer. Ses caractéristiques ? Une incapacité à se poser sur l’eau, alors qu’elle mange des poissons volants qu’elle doit capturer en vol. Et des ailes très longues et très larges, ce qui lui confère une capacité exceptionnelle à planer et monter dans les courants d’air ascendants sans battre des ailes.

Une femelle frégate atterrit près de son jeune déjà volant pour le nourrir. La période d'apprentissage du vol peut durer 6 à 8 mois chez les jeunes frégates, une durée exceptionnelle chez les oiseaux. © A. Prudor / CEBC
Une femelle frégate atterrit près de son jeune déjà volant pour le nourrir. La période d’apprentissage du vol peut durer 6 à 8 mois chez les jeunes frégates, une durée exceptionnelle chez les oiseaux.
© A. Prudor / CEBC

L’étude réalisée

Une équipe de chercheurs a mené un important programme de marquage sur les frégates d’Afrique. Une cinquantaine de spécimens ont été équipés de capteurs, capables de mesurer pendant des mois la position GPS, l’altitude, la fréquence cardiaque et le battement des ailes. Ces données ont permis de décomposer le vol de l’oiseau jusqu’en Indonésie, de déterminer s’il bat des ailes ou s’il plane et d’en déduire son mouvement et ses dépenses énergétiques.

Les résultats de l’étude, publiés dans Science sont à lire dans le communiqué de presse.

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publié le jeudi 8 septembre 2016