Thèse de doctorat en océanographie côtière La Rochelle Université > L’Université > Recrutement > Personnels enseignants et de recherche > Thèse de doctorat en océanographie côtière Publié le 8 juillet 2026 La Rochelle Université recrute au sein du laboratoire LIENSs un ou une étudiante en thèse dans le cadre d’un contrat doctoral de 36 mois. Description du sujet de thèse L’érosion des côtes sableuses est un enjeu mondial, généralement attribué à une diminution de l’apport sédimentaire des cours d’eau et à l’élévation du niveau de la mer. Cependant, la contribution des tempêtes à ces tendances érosives à long terme reste mal comprise, alors même que des événements à forte période de retour peuvent entraîner des changements morphologiques profonds et durables à l’échelle régionale. Ce manque de connaissances s’explique par la difficulté à obtenir des observations in situ lors de tels événements, ce qui limite notre compréhension des processus physiques responsables de l’érosion des plages pendant les tempêtes. Récemment, Pezerat et al. (2023) ont recueilli des observations de la pression au fond, des profils de vitesse verticale et des concentrations sédimentaires sur une plage dissipative située au sud-ouest de l’île d’Oléron (golfe de Gascogne) dans des conditions de tempête (hauteur de vague significative supérieure à 6 m au déferlement). L’analyse de cet ensemble de données exceptionnel a montré qu’un contre-courant supérieur à 0,2 m/s s’est développé jusqu’à 4 km du rivage. Ce courant moyen orienté vers le large, combiné à des vitesses orbitales des vagues supérieures à 3 m/s, a dominé le transport sédimentaire et pourrait entraîner un transport de sable très important vers le large. Le développement d’ondes infragravitaires (IG) dépassant 1 m de hauteur, dont les creux coïncident avec les vagues les plus fortes (motif d’ondes liées), contribue également au transport sédimentaire vers le large. Enfin, un décalage temporel entre la remise en suspension des sédiments et le pic des vitesses orbitales des vagues a également été observé, ce qui peut contribuer au transport net des sédiments vers le large. Ce processus, contrôlé par les non-linéarités des vagues et la granulométrie des sédiments, reste largement ignoré dans les modèles morphodynamiques basés sur les processus. Ce projet vise à mieux comprendre et modéliser la dynamique des sédiments en présence de vagues de tempête, afin de quantifier le devenir des sédiments érodés des plages lors de tels événements. Il permettra de mieux appréhender la contribution des ondes de tempête à l’évolution à long terme des plages de sable, qui reste une question scientifique ouverte au niveau international. Plus précisément, les processus observés par Pezerat et al. (2023) restent spécifiques à des conditions hydrodynamiques et à une morphologie de plage données et doivent être explorés pour différentes granulométries sédimentaires et différentes pentes de plage. Ce projet de thèse s’appuie sur de futures campagnes hydrodynamiques qui seront menées sur les sites d’étude du Service national d’observation DYNALIT situés en Nouvelle-Aquitaine, dans le cadre des projets nationaux PEPR IRICOT et régionaux PSGAR CORALI. Les sites d’étude DYNALIT de la région Nouvelle-Aquitaine présentent une grande diversité morphologique, allant des plages à forte pente du Pays basque à celles à pente douce de la Charente-Maritime, pour lesquelles des données mensuelles à semestrielles sur la morphologie des plages sont disponibles depuis la fin des années 1990. Au cours des prochaines campagnes, des capteurs de turbidité seront installés aux côtés de transducteurs de pression et de profileurs de courant déployés sur les fonds marins. La dynamique de la partie supérieure de la plage sera suivie à l’aide de scanners LiDAR, déployés dans le cadre du projet ANR IMPASTO. L’analyse des observations de terrain sera complétée par des simulations numériques utilisant le système de modélisation SCHISM (Zhang et al., 2016), dédéveloppé en partie au LIENSs (par exemple Martins et al., 2022) et CROCO, développé en partie au laboratoire M2C (par exemple Porcile et al., 2023). Ces deux systèmes de modélisation numérique utilisent un module de transport sédimentaire similaire, dérivé de celui de l’USGS (Warner et al., 2008), qui fera l’objet de développements supplémentaires. En particulier, des paramétrisations de la dynamique intra-vague (effets des vagues IG et décalage de phase des vagues courtes) seront développées pour la modélisation en moyenne de phase, afin d’étudier la contribution des tempêtes à l’érosion à long terme des plages. Environnement de recherche : Cette thèse de doctorat sera menée au sein du laboratoire LIENSs de l’université de La Rochelle (https://lienss.univ-laro-chelle.fr/) et des séjours scientifiques seront régulièrement organisés au laboratoire M2C de l’université de Caen Normandie (https://m2c.cnrs.fr/). Comme expliqué ci-dessus, cette thèse de doctorat s’inscrit dans le cadre du projet national PEPR IRICOT (https://www.pepr-risques.fr/fr/projets-cibles/iricot-vers-une-meilleure-comprehension-des-risques-littoraux-pour-preparer-societe) et fera l’objet d’une étroite collaboration avec le projet régional PSGAR CORALI. Les outils numériques utilisés dans ce projet de thèse sont en partie développés au sein des laboratoires LIENSs et M2C, ce qui facilitera leur apprentissage. Le budget de fonctionnement de cette thèse (participation à des conférences, missions auprès de partenaires français, y compris dans les territoires d’outre-mer) sera pris en charge par le projet IRICOT. Le salaire brut s’élèvera à 2 300 € par mois (1 840 € par mois net). Les cotisations sociales comprennent l’assurance maladie et les cotisations de retraite. Enfin, les ressources informatiques nécessaires à ce projet de thèse seront fournies par les centres de calcul régionaux MCIA et CRI-ANN, les ressources nationales du GENCI et un cluster local (320 cœurs). Profil recherché Nous recherchons un ou une candidate fortement motivée, titulaire d’un master ou d’un diplôme d’ingénieur en océanographie physique, en mécanique des fluides environnementale ou en génie civil. Une expérience préalable en modélisation numérique hydrosédimentaire avec SCHISM ou CROCO constituerait un atout majeur. Type de recrutement : Affectation : Laboratoire Littoral Environnement et Sociétés – LIENSs UMR 7266 Type : contrat doctoral – 36 mois Durée de travail : temps plein Rémunération : 2 300€ brut mensuel en référence au salaire règlementaire national des contrats doctoraux. Recrutement ouvert à toute personne bénéficiaire d’une RQTH A noter : Le poste se situe dans un secteur relevant de la protection du potentiel scientifique et technique et nécessite donc, conformément à la réglementation, que l’arrivée du ou de la candidate recrutée soit autorisée par l’autorité compétente du MESR. Procédure de candidature : Les candidats intéressés sont invités à contacter Xavier Bertin (xbertin@univ-lr.fr ), Anne-Claire Bennis (anne-claire.bennis@unicaen.fr ) et Kevin Martins (kevin.martins@univ-lr.fr ), et à envoyer un CV détaillé, une lettre de motivation et les relevés de notes de leur maîtrise avant le 17 juillet 2026. Les auditions auront lieu le 20 juillet 2026, à distance ou en présentiel. La Rochelle Université a obtenu le label « HR Excellence in Research » qui reconnait son engagement dans la démarche HRS4R. Documents à télécharger AAP_AllocDoc_2025_Bertin_Bennis_Martins_final Dans cette rubrique Postdoctorat – « Le juste effort dans la transition agri-alimentaire » Postdoctorat – Modélisation des charges à l’échelle urbaine tenant compte de l’adaptation des occupants Postdoctorat en sciences de gestion – Chaire « Valeurs Coopératives et RSE » Thèse de doctorat en océanographie côtière