Mickaël Coustaty est docteur en Informatique et Applications et maître de conférences au Laboratoire Informatique Image Interaction (L3i) de La Rochelle Université depuis 2015.
Mickaël Coustaty

Il est également co-directeur du Master droit du Numérique parcours Tiers de Confiance et Sécurité Numérique depuis décembre 2016, et directeur du laboratoire commun IDEAS en partenariat avec l’entreprise Yooz et soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche et la Région Nouvelle-Aquitaine.

Quel est votre domaine de recherche ?

Mon activité de recherche concerne la numérisation, la reconnaissance et l’analyse de documents. Derrière cette formulation se cache l’ensemble des technologies et techniques que nous utilisons tous au jour le jour pour prendre des photos avec nos smartphones ou appareils photos, détecter et reconnaître le texte, les logos ou les écritures dans ces documents.

Les résultats des travaux auxquels je participe permettent par exemple de rechercher une information dans la presse ancienne européenne (en français ou dans d’autres langues), de trier et d’extraire les informations de documents administratifs et enfin de sécuriser ces documents en détectant les fraudes éventuelles qu’ils pourraient contenir.

En quoi est-ce une réelle reconnaissance d’être lauréat du Young Investigator Award ?

L’Association internationale pour la reconnaissance des formes (IAPR) remet tous les deux ans des prix pour récompenser les personnes qui ont apporté une contribution exceptionnelle au domaine de l’analyse et de la reconnaissance de document. En particulier, le prix intitulé IAPR/ICDAR Young Investigator Award, qui m’a été décerné en 2021, vise à soutenir un jeune chercheur s’investissant dans la recherche, l’encadrement d’étudiant·es, les interactions avec le monde industriel et les services aux membres de la communauté.

Ce prix est une reconnaissance du travail que j’accomplis d’une part, et surtout, il met en avant le travail de toute une équipe à laquelle j’appartiens au L3i. C’est cette force collective qui nous permet d’être visibles à l’internationale, d’attirer de très bons étudiants et de nouer des relations avec des partenaires industriels et académiques en France et à l’International. Et je suis fier d’être le premier français à le recevoir !

Quels sont les apports concrets de vos recherches et qu’envisagez-vous pour la suite ?

Concrètement, les résultats des travaux auxquels je participe (la recherche se fait en équipe) sont valorisés de plusieurs manières. Pour tout ce qui attrait aux documents patrimoniaux, plusieurs plateformes sont actuellement utilisables par le grand public sur les plateformes de bibliothèques nationales européennes. Pour tout ce qui est lié aux documents administratifs, nos résultats sont régulièrement intégrés par des entreprises partenaires et j’espère pouvoir continuer longtemps cette collaboration « public-privé ».